De Cularo, à Grenoble

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De Cularo, à Grenoble

Message par priscaetstan le Sam 22 Sep - 10:52

Une tribu celtique répondant au nom des "Allobroges

Cette tribu s'installa le long de l'Isère aux environs du VIieme avant JC. Cularo était née.
Les romains menés pas Lucius Munatius Plancu, conquirent la bourgade en 43 avant JC. (Selon la légende ils construisirent un pont sur l’Isère en un seul jour). Ceux-ci édifièrent à la fin du IIIième de puissantes murailles autour de Cularo.
Cularo n'était alors qu'une petite bourgade dépendant de Vienna (Vienne). En 380, l’Empereur romain Gratien de passage dans la région entreprit l’amélioration des remparts et éleva Cularo au rang de cité.
En hommage la cité pris le nom de Gratianopolis, "la ville de Gratien" en Grec ('polis' : ville)... Qui donna par la suite Grenoble.


Dernière édition par le Sam 22 Sep - 10:55, édité 1 fois

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Re: De Cularo, à Grenoble

Message par priscaetstan le Sam 22 Sep - 10:53

Grenoble se situe au carrefour de 3 vallées. La cité est donc un lieu stratégique d'importance. Ainsi, elle a toujours était une ville "de garnison" (jusque dans les années 30) et a souvent été attaquée. Et lorsque la cité n'était pas ravagée par la guerre, les innombrables crues des 2 rivières ruinaient les constructions.
En 524 les Burgondes d'origine germanique sont en Dauphiné. Les Francs les délogent en 582.
En 574 Les Lombards assiègent Grenoble. Ils pillent le voisinage de la cité. N'arrivant pas à la faire tomber, ils fuient mais sont rattrapés puis exterminés par les soldats de la ville.
Au VIIIième et IXième, les Sarrasins conquièrent le sud-est de la France. Mais ils ne laisseront aucune trace de leur passage.

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Re: De Cularo, à Grenoble

Message par priscaetstan le Sam 22 Sep - 10:54

Vers 1030, un Archevêque de Vienne léguat une partie de ses terres à un seigneur local : Guigues de la maison d'Albon. celui-ci agrandit son domaine, qui, vers 1130, allait devenir le Dauphiné . Une question se pose toutefois : pourquoi un dauphin comme emblème et comme nom... Cette question demeure sans réponse

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Re: De Cularo, à Grenoble

Message par priscaetstan le Sam 22 Sep - 10:54

Au début du XVIe, les guerres d'Italie obligent les soldats du roi à résider dans Grenoble. Les frais d’entretien de l'armée sont très lourds. La peste sévit à nouveau et les guerres de religions affaiblissent considérablement la cité.
En 1590, après 4 tentatives infructueuses le Duc de Lesdiguières (protestant), s'empare de la cité affamée, appauvrie et malade. Il allait devenir le bâtisseur de Grenoble, l'homme qui a relevé la cité. Il rétablit la justice, les finances, fait construire fortifications, bâtiments, ponts, routes...
Vers 1606 et grâce à l'appui de Lesdiguières, la ganterie de Grenoble, jusque là discrète, prend son véritable essor. A la révolution, 1/3 des habitants de la ville travaillent de près ou de loin pour la ganterie.


Grenoble a joué un rôle important dans l'Histoire. La cité fut l'un des berceaux de la révolution. Grenoble étant dotée d'un parlement, les habitants virent d'un mauvais œil la volonté du roi de réduire les pouvoirs du parlement. Les Parlementaires protestent, le roi dissout officieusement le parlement. Les Grenoblois vont dans la rue (durant la fameuse journée des tuiles, les Grenoblois, du haut des toits, jetaient des tuiles sur les soldats, en contrebas dans les rues), le roi capitule, le parlement est 'ré-ouvert'... Voilà, les premiers soubresauts de la Révolution.


Le 7 mars 1815, Napoléon est aux portes de Grenoble, il y trouve une ville dévouée. Il s'arme et repart 2 jours plus tard en direction de Lyon, puis Paris. Il dira lui même : "En arrivant à Grenoble j'étais un aventurier, en repartant je suis un conquérant".
...Et puis, en Juin, Napoléon est battu à Waterloo. Les autrichiens arrivent aux portes de la cité, quasiment sans défense. Les citoyens prendront les armes pour tenir tête à l'ennemi. Et finalement se rendront, après une lutte inégale. L'envahisseur restera 5 mois dans la cité.


Le XIXième inaugure le formidable essor industriel de la ville : cimenterie, ganterie, papeterie, métallurgie,... La découverte de la Houille Blanche par Aristide Bergès à la fin de ce siècle, apporte la lumière aux rues de la ville et l'énergie à l'industrie. La ville explose. Ainsi pour ne plus freiner le développement de la ville les fortifications sont partiellement détruites à la fin du siècle, le tout à l'égout, et l'eau courante se démocratise, on construit, de nouvelles places, de nouvelles rues...


1914, la guerre éclate. L'industrie sollicitée par l'armée est de nouveau en expansion. Les chasseurs Alpins (surnommés les Diables Bleus) s'illustrent particulièrement. Ils restent invaincus et se battent sur tous les fronts. Ils symbolisent la condition 'militaire' de la ville de Grenoble.
La Guerre est finie et Paul Mistral occupe le poste de maire. Il lance de vastes projets sociaux et développe la ville. Il est l'initiateur de l'exposition international de la Houille Blanche et du tourisme de 1925.


Le 22 Juin 40, la progression Allemande est stoppée à Voreppe. Durant 4 jours les forces françaises tiennent leurs positions et font subir de lourdes pertes à l'ennemi. Le 24, les allemands lancent une très vaste offensive, elle aussi stoppée, malgré la supériorité numérique (5 contre 1) et la supériorité de leurs armes ("la meilleure armée du monde"). Le 25 Juin, la France ordonne le cessez le feu, alors que les allemands n'ont pas pu pénétrer dans le Dauphiné. Grenoble ne sera pas envahie... Jusqu'en 1942.

Les Alliers débarquent en Afrique de Nord. Pour protéger son territoire l'Axe envahie la seconde moitié de la France en Novembre 1942. Des lors les mouvements de résistance implantés dans le Vercors voient leur rang gonfler massivement. De disparates, mal organisés et parfois rivaux, les mouvements vont devenir unis sous la houlette de Chavant, Chavellet, Scholkow, Martin, Valois... La résistance grenobloise s'organise, et devient l'une des plus actives de France. Et les représailles allemandes seront parmi les plus rudes...
Citons le haut fait de résistance d'Aimet Requet, qui à lui seul fit sauter l'important dépôt de munitions allemand du polygone. En représailles, les allemands enverront des soldats dans les rues de Grenoble avec ordre de tirer à vue...
A la mi-novembre 1943, à la suite d'une très vaste opération de renseignement (délation, torture, ...), les têtes de la Résistance Grenobloise sont capturées et tuées. La résistance sera terriblement amoindrie, mais pas détruite.

Comment parler de Grenoble sans parler du Vercors ? En Juin 44, l'ordre est donné à tous les mouvements de résistance de prendre les armes afin de désorganiser l'ennemie et ainsi de favoriser le débarquement. Le Vercors, (implantation principale de la résistance dans la région), décuple ses actions de résistance, et se lance dans l'ultime bataille pensant recevoir le renfort d'homme et de munitions promis par Londres et Alger. Pour éradiquer la révolte, les allemands envoient leurs corps d'élites "10 fois supérieur en nombre et 100 fois mieux armés"... Mais les renforts promis ne sont jamais arrivés, les résistants se sont battus jusqu'à la mort retenant autant que possible l'ennemi. (Une polémique naîtra plus tard, les gens du Vercors accusant De Gaulle et les Alliers de les avoir trahi et abandonné à une mort certaine). Le Vercors restera sans doute l'un des plus hauts faits de la Résistance Française, avec ses martyrs et ses héros. Les Forces allemandes ont rarement été plus cruelles que durant cette offensive.
Pourtant, ces résistants ne sont pas mort en vain, les troupes ennemies mobilisées dans le Vercors auraient sans doute pût ralentir l'avancée allier libératrice. Ainsi, le 15 Août 1944, les Alliers débarquent en Provence. Les actions des résistants furent telles que 6 jours plus tard Grenoble était libérée. (En 3 mois les Alliers avaient parcourus environs 100 Km en Normandie). Lorsque les Américains pénètrent dans Grenoble le 22 au matin, la cité est aux mains des Maquisards, qui avaient chassés les derniers Allemands dans la nuit du 21 au 22.
Grenoble reçût la croix de compagnon de la libération. Durant l'occupation (novembre 42 à août 44), on dénombre plus de 700 fusillés, entre 2000 et 3000 déportés, dont plus de 1500 morts en déportation et plus de 500 maquisards morts au combat.

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